Africa-Press – Burkina Faso. La journée du jeudi 12 février 2025 a débuté par la constitution de partie civile. Après le Réseau national de lutte anti-corruption (REN/LAC) puis l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE), c’est le ministère public qui a effectué ses réquisitions. Après avoir montré que les infractions sont caractérisées en leurs éléments moral, matériel et légal pour chacun des prévenus respectivement pris dans l’infraction qui le concerne, il a requis des peines d’emprisonnement et d’amende.
« Nous ne vous demandons pas de faire de cette procédure un exemple pour les autres. Non. On ne vous demande pas de sanctionner ces prévenus pour expier les fautes des autres agents publics qui succombent à la corruption. On ne vous demande pas de sanctionner pour l’exemple. Nous vous demandons de dire le droit. Un point c’est tout. », a-t-il déclaré.
C’est par ces mots qu’ont débuté les réquisitions à proprement parler du ministère public, après avoir expliqué en long et en large ce qu’il reprochait à chacun des prévenus dans cette affaire. Pour Omarou Yaméogo, le parquet a requis qu’il soit condamné à une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, ainsi qu’à une amende de 12.045.000 francs ferme.
A l’encontre de Urbain Meda, il a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois ferme, et une amende ferme de 12.045.000 francs. Quant à Antoine Sandaogo, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, et une amende de 12.045.000 francs ferme ; Mohamed Traoré, une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme.
Contre Alban Somé, il a requis une peine d’emprisonnement de 5 ans ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme. Pour les prévenus Seydou Traoré, il a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme ; pour Jonas Yameogo, une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, et une amende de 12.045.000 francs ferme ; Zindi Desiré Nikiéma, une peine d’emprisonnement de 5 ans ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme.
Quant aux prévenus Jean-Jacques Ouedraogo, le procureur a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois, dont 12 mois ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme ; Arnaud Sampébré, une peine d’emprisonnement de 5 ans, dont 24 mois ferme, une amende de 12.045.000 francs ferme. Il a par ailleurs souhaité que la contrainte judiciaire soit fixée à 3 mois et que les biens personnels soient restitués.
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