Africa-Press – Burkina Faso. Corruption, acceptation de cadeaux indus, blanchiment de capitaux sont les infractions pour lesquelles sont poursuivis les prévenus dans le cadre du procès qui se tient à Koupéla. Après une journée marquée par des débats sur les pièces du parquet, le mercredi 11 février 2026, le procès a repris ce jeudi 12 février 2026, avec la constitution de partie civile. Après le Réseau national de lutte anti-corruption c’est l’Agent judiciaire de l’Etat qui s’est prêté à cet exercice.
La parole a, dans un premier temps, été donnée à Me Kéré du cabinet Prosper Farama. Sans revenir sur les éléments constitutifs des infractions, il plaide pour le respect de la justice, sans aucune forme de torture, de violence, de contrainte.
« …Nous souhaitons que chacun assume son rôle… Nous sommes là pour soutenir des principes… Si les prévenus doivent être retenus dans les liens de la prévention, nous demandons 1 franc symbolique » a-t-il plaidé, tout en s’alliant à l’Agent judiciaire de l’Etat.
Karfa Gnanou, en prenant la parole, a défendu les intérêts de l’Etat burkinabè. Avec ses confrères, ils ont établi la responsabilité de chacun des prévenus dans le cadre de cette affaire, soulignant que l’Etat a opéré des frais d’investigation et recherche, et la prise en charge efficace de ce dossier.
Au titre du préjudice moral, l’AJE reclame que les prévenus soient condamnés à payer solidairement à l’Etat la somme de 1 franc symbolique au titre du préjudice moral ; 1 milliard 200 millions au titre du préjudice financier ; 10 millions francs CFA pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
Il a par ailleurs plaidé que les exceptions soient rejetées et que le Tribunal se déclare compétent pour connaître de l’affaire. Pour ce qui est des peines d’emprisonnement, il a soutenu s’en tenir à ce que décidera le Tribunal, avant de conclure en ces termes: « servir l’Etat ne devrait jamais permettre de se servir de l’Etat. »
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