Crise sécuritaire : Des chefs coutumiers invitent les Burkinabè à surseoir à la « violence » et aux « actes de vandalismes »

Crise sécuritaire : Des chefs coutumiers invitent les Burkinabè à surseoir à la « violence » et aux « actes de vandalismes »
Crise sécuritaire : Des chefs coutumiers invitent les Burkinabè à surseoir à la « violence » et aux « actes de vandalismes »

Africa-Press – Burkina Faso. L’association des chefs coutumiers traditionnels de la zone Bôbô mandarê a animé une conférence de presse, ce jeudi 25 novembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Au cours de cette rencontre, les conférenciers ont invité les Burkinabè à s’unir et à parler le même langage pour le retour de la paix au Burkina Faso.

Les chefs coutumiers de la zone Bôbô mandarê sont convaincus que seule la cohésion sociale pourrait ramener la paix et la stabilité au Burkina Faso. C’est pourquoi, ils lancent un appel à tous les Burkinabè et particulièrement aux Bobolais, à se donner la main, afin de lutter contre le terrorisme. Ils invitent cependant tous les acteurs politiques, les organisations de la société civile, les religieux et les coutumiers, à prôner le retour de la paix au Burkina Faso.

En effet, c’est face à la dégradation de la situation sécuritaire du pays que ces coutumiers n’ont pas voulu rester indifférents. C’est pourquoi, ils ont décidé de se réunir ce jeudi à Bobo-Dioulasso pour, disent-ils, lancer un appel pressant et nécessaire aux Burkinabè en général, et aux filles et fils de la ville de Sya en particulier. A travers cette rencontre, ils invitent tous les Burkinabè à ne pas tomber dans le piège des terroristes qui, selon eux, tentent par tous les moyens à diviser le peuple burkinabè. « Unissons-nous et parlons le même langage pour le retour de la paix dans notre pays », a lancé Omer Sanou, porte-parole des conférenciers.

En tant que « sages et garants » des coutumes, les conférenciers demandent à la jeunesse burkinabè et celle de Bobo-Dioulasso en particulier, de sursoir à la violence et aux actes de vandalismes pour la relance économique du Burkina. « Nous pleurons tous des êtres qui nous sont chers, restés sur le champ de bataille, les armes à la main pour la défense de notre chère patrie. Nous sommes conscients que ces combattants ont laissé des veuves et des orphelins derrière eux. Faisons en sorte que leurs âmes reposent vraiment en paix.

Cultivons une société de paix, de tolérance, en restant solidaires derrière nos forces de défense et de sécurité pour vaincre l’ennemi », a suggéré Omer Sanou. Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés du front, du courage aux FDS, ils ont présenté leurs condoléances aux familles éplorées. Romuald Dofini

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