CE Qu’Il Faut Savoir
La police en Ouganda a arrêté Sarah Berit, une militante des droits humains, alors que le pays se prépare pour les élections générales du 15 janvier. Cette arrestation fait partie d’une campagne plus large du gouvernement de Yoweri Museveni contre l’opposition politique, qui a suscité des inquiétudes au niveau international.
Africa. La police en Ouganda a arrêté une militante des droits humains, alors que le gouvernement du président Yoweri Museveni intensifie sa répression contre l’opposition politique à l’approche des élections générales prévues le 15 janvier.
La police a confirmé, dans un message sur la plateforme “X” mardi, que “la directrice d’une organisation de défense des droits humains et commentatrice critique du gouvernement, Sarah Berit, a été arrêtée. Elle apparaît fréquemment à la télévision et à la radio locales”.
Le communiqué a indiqué que “Berit est en détention policière et sera présentée devant le tribunal en temps voulu”, sans préciser la date de son audience ou les charges retenues contre elle.
Berit, avocate et directrice exécutive du Centre de gouvernance constitutionnelle, a critiqué plusieurs mesures gouvernementales, y compris ce que l’opposition qualifie de “détentions illégales et de torture de ses partisans”.
Il est à noter qu’au mois dernier, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a dénoncé ce qu’il a qualifié de “campagne de répression croissante” contre l’opposition en Ouganda, déclarant qu’au moins 550 partisans du Parti de l’unité nationale avaient été arrêtés cette année.
L’Ouganda a connu des tensions politiques croissantes, surtout à l’approche des élections. Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été critiqué pour sa répression des voix dissidentes et des violations des droits humains. Les arrestations de militants et d’opposants politiques sont devenues fréquentes, attirant l’attention des organisations internationales et des défenseurs des droits humains. En novembre 2022, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a exprimé des préoccupations concernant la situation des droits humains dans le pays, soulignant la nécessité d’un dialogue inclusif et d’une protection des droits fondamentaux.





