CE Qu’Il Faut Savoir
Harrison Mumia, un activiste kényan, a comparu devant le tribunal pour avoir diffusé des images générées par l’IA montrant le président William Ruto dans une position suggérant sa mort. Les accusations portent sur des publications considérées comme des “fausses nouvelles”. Mumia a nié les charges et a été soumis à des conditions strictes de libération sous caution.
Africa. Harrison Mumia, un activiste kényan, a comparu devant le tribunal sur la base d’accusations de diffusion d’images générées par l’intelligence artificielle, montrant le président kényan William Ruto dans une position suggérant sa mort.
Selon l’acte d’accusation daté du lundi 5 janvier 2026, les images ont été publiées le mardi 30 décembre de l’année précédente via un compte fictif sur Facebook et le compte personnel de Mumia sur Instagram, ce que le parquet a qualifié de “publications mensongères” en vertu de la loi sur l’abus des ordinateurs et les crimes électroniques.
Mumia a nié toutes les accusations portées contre lui, et la juge a décidé d’imposer des conditions strictes pour sa libération, y compris une caution de un million de shillings kényans (7750 dollars américains), avec la possibilité de payer la moitié en espèces, ainsi que la remise de son passeport et l’interdiction de voyager, comme l’a confirmé son avocat, Levi Munyiri.
Cette affaire survient quelques mois après le procès de l’activiste Rose Ngiri, qui a été accusée d’avoir créé un système électronique permettant aux utilisateurs d’envoyer des messages automatiques à la commission des finances du parlement kényan, ce qui a perturbé le fonctionnement du système officiel de la commission. Elle avait été libérée sous caution personnelle de 100 000 shillings kényans.
Ces deux affaires mettent en lumière les défis croissants auxquels les autorités kényanes sont confrontées face aux nouvelles utilisations de la technologie et de l’intelligence artificielle, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression, la diffusion d’informations et l’impact des outils numériques sur les institutions politiques.
La montée des technologies numériques et de l’intelligence artificielle a suscité des préoccupations croissantes concernant la désinformation et la liberté d’expression dans de nombreux pays, y compris au Kenya. Les autorités kenyanes ont intensifié leurs efforts pour réglementer l’utilisation des médias sociaux et des technologies émergentes, cherchant à équilibrer la liberté d’expression avec la nécessité de protéger l’intégrité des institutions politiques.





